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Apprendre un métier et conduire un projet grâce au dispositif Compétences Entrepreneur – Métiers de l’Artisanat PDF Imprimer Envoyer

Le dispositif Compétences  Entrepreneur – Métiers de l’Artisanat (CEMA)  est le résultat d’une collaboration entre Cnam entrepreneur(s) et les Chambres de métiers et de l’artisanat. Il permet d’obtenir à la fois une formation à un métier (au travers d’un CAP, d’un brevet professionnel ou d’un brevet technique des métiers) et une formation managériale avec le Titre professionnel Entrepreneur de petite entreprise du Cnam. Ancré dans la pratique, ce dispositif est proposé en alternance. Romain Castelot, 22 ans, a suivi ce parcours Compétences  Entrepreneur – Métiers de l’Artisanat (CEMA) en Nord-Pas de Calais et revient sur sa formation.

 

La plomberie fait partie depuis toujours de l’univers de Romain : « La plomberie, c’est une histoire de famille. Mon grand-père et mon père en ont fait leur métier, et j’ai toujours voulu suivre cet exemple ». Pour atteindre cet objectif, il s’oriente naturellement vers un CAP Installateur sanitaire puis un Brevet Équipement sanitaire. « Mais j’ai toujours eu envie d’ouvrir ma propre entreprise. Lors du brevet, l’un de mes professeurs m’a parlé de Compétences Entrepreneur – Métiers de l’artisanat, qui me semblait idéal pour répondre à mes questions sur l’entreprise ».

« Quand on est jeune, on est passionné, on a envie de créer son entreprise… Mais on n’a qu’une vision très vague du cadre réglementaire ! ». La formation entrepreneuriale est venue apporter des réponses à toutes ces questions réglementaires mais a aussi permis à Romain d’envisager l’entreprise dans un cadre plus large. « Finalement, on en vient à se questionner sur ce qu’est une entreprise, comment elle se gère… ».

En rejoignant la formation, Romain avait déjà en tête un projet précis : « ouvrir une entreprise artisanale de plomberie "classique" dans les Bouches-du-Rhône ». Puis, au fur et à mesure de l’avancée de la formation, son projet a fini par évoluer et s’améliorer. «  J’ai la sensation que mon projet est sorti de l’œuf en s’orientant sur le domaine des énergies renouvelables ». Ainsi, Romain va développer un concept à la fois écologique et économique, notamment en ce qui concerne l’eau, tant dans l’intervention du plombier que dans l’utilisation domestique a posteriori (récupération d’eau de pluie, produits chimiques avec impact minimum sur l’environnement, matériaux écologiques, etc.).
Si le projet a gagné en ampleur, c’est grâce à de nombreux facteurs. En premier lieu, la complémentarité entre les enseignements artisanaux et entrepreneuriaux : « Nous avons bénéficié de techniques de grosses entreprises adaptées à l’artisanat ». Les différentes actions d’une entreprise ont ainsi pu être analysées : analyse de marché, développement du projet… Romain cite l’exemple de l’entretien d’embauche : « On sait ce que c’est, mais c’est difficile de se mettre à la place de l’entreprise. Pourquoi embaucher ? Comment ? Qui ? Voilà le genre de problématique que nous avons abordées ».

La formation se déroule en alternance : « le temps en entreprise vient donner une vision de la réalité, un échange entre la théorie du cours et la pratique dans les différentes entreprises ». Au cours de ces périodes en entreprise, Romain a pu constater ce déficit en usage des différents outils qu’il apprenait en parallèle : « J’ai pu apporter de nouvelles méthodes, ce qui a constitué une véritable mise en pratique de ce que j’apprenais. Par ailleurs, j’ai eu l’occasion d’avoir de multiples postes : réalisation et étude de devis, relation clientèle, communication, etc. ».

Enfin, Romain estime que les échanges avec les autres porteurs de projets ont été décisifs dans l’évolution de son propre projet : « De nombreuses professions étaient représentées, j’ai pu découvrir d’autres secteurs, ce qui a été quelque chose de très enrichissant. Nous n’avons pas assez conscience de l’ampleur de l’artisanat en France ! ». Chacun a pu s’imprégner des projets des autres et en retirer quelque chose : « soit parce que l’on percevait quelque chose qui pouvait être intéressant pour nous-mêmes, soit lorsque les autres émettaient des concepts et des jugements sur notre propre projet ».

© Cnam entrepreneur(s)
Propos recueillis par Sébastien Leonard
Avril 2014

 

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