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Ardan : «La 3D…» Imprimer

Laurence Demonet, vice-présidente du Conseil Régional de Lorraine
Laurence Demonet
vice-présidente
du Conseil Régional
de Lorraine

Depuis sa création, le dispositif Ardan permet en moyenne de soutenir 200 projets de développement d’activités nouvelles par an ce qui représente un total d’accompagnement sur 20 ans de 4000 entreprises et la création de plus de 3800 emplois. «Devant ces résultats, la Région ne peut que se montrer intéressée et donc soutenir financièrement un système qui enregistre des résultats concrets» lance la vice-présidente du Conseil Régional de Lorraine. Avant d’ajouter : «Depuis 2004, la Région a affirmé encore davantage sa volonté de soutenir les petites et moyennes entreprises présentes sur le territoire car ce sont elles qui embauchent. Véritables viviers d’emplois, elles ont néanmoins besoin d’être accompagnées car les chefs d’entreprise ne disposent pas toujours de tous les outils nécessaires pour arriver à se développer seuls. Ils doivent prendre des risques et nous les y aidons en assurant une réussite ». Si Ardan est un dispositif au service de l’entreprise, Laurence Demonet soulignera aussi son importance sur l’emploi «puisqu’il permet d’intégrer des demandeurs en les formant sur mesure» et enfin sur le développement du territoire. «La Lorraine doit être un territoire de développement d’activités nouvelles, c’est la garantie d’un avenir serein. Ardan permet d’agir sur ces trois cibles en même temps : l’emploi, l’entreprise, le territoire, cibles dont la Région a fait une priorité».

Partir des besoins

Considéré comme une véritable boite à outils, le dispositif Ardan enregistre de très bons résultats parce qu’il intervient en amont. «Je me bats tous les jours pour que l’on mène des projets en partant des besoins. Une fois détectés, nous mettons des dispositifs en place pour y répondre et forcément c’est gagné. Il est inutile de créer des dispositifs pour créer des dispositifs. On perd notre temps. Et c’est encore plus vrai en période de crise». Elle précisera même que face à la conjoncture, la Région a décidé de retarder le vote du budget pour agir sur les secteurs qui en ont le plus besoin. «Disposer d’outils comme Ardan en temps de crise est très important. Si certains secteurs s’en sortent plus que d’autres, il faut les soutenir car ce sont eux qui généreront de l’emploi. Ce n’est pas pour autant que nous laisserons tomber ceux en crise mais nous ne souhaitons pas faire que du curatif ! La difficulté en région Lorraine est que nous sommes sur un territoire en constante mutation ». C’est dans cette logique que la Région devrait vraisemblablement accroître le nombre de projets à réaliser cette année via Ardan comme cela a été le cas en 1993, lorsque la crise avait touché la Lorraine. «Nous serons certainement au-dessus de 180 projets financés à l’année. Mais pour l’instant, aucun chiffre n’a été arrêté». Et si vous lui demandez si Ardan coûte cher à la Région, elle vous répondra instinctivement : «Non ! Nous prenons en charge 50 % du salaire versé au pilote de projet sur 6 mois. Comme la démarche se solde quasi systématiquement par une embauche et le développement de l’entreprise, la Région finalement n’a pas à investir beaucoup pour obtenir d’importants résultats ». Constamment affiné, le dispositif Ardan a fait ses preuves en terme d’efficacité et c’est aussi cela son secret de longévité. «Pour moi, Ardan c’est la 3 D : D comme dénicheurs, développeurs et détecteurs ».
Héloïse Ettinger
Tablettes Lorraines
N° 1151
Vendredi 9 Janvier 2009